Foresterie

La stabilisation des flancs de colline ainsi que la restauration des paysages forestiers font partie intégrante des priorités du projet PADAP. 14,4 millions de dollars seront consacrés aux activités s’y afférant.

L’exploitation et aménagement des forêts  au cœur du projet PADAP

Au total, 6000 ha de terrasses et de courbes de niveau seront construits dans les cinq paysages sélectionnés dans le cadre du projet PADAP. Les constructions seront réalisées soit par des entreprises spécialisées travaillant sous contrat, soit par des programmes argent-contre-travail, en fonction de la complexité des travaux nécessaires.

En ce qui est de la restauration du paysage forestier, les activités  tournent autour de la protection des berges et la stabilisation des ravines (lavaka). L’idée consiste en gros à consolider les compétences des communautés et autorités locales en la matière, afin d’optimiser la connectivité écologique et la fonction hydrologique dans les paysages. En tout, le projet PADAP ambitionne à stabiliser 500 ha de ravines active dans certains bassins hydrographiques situés à Andapa, Soanierana Ivongo, Iazafo, Bealanana et Marovoay.

Promotion des pratiques d’agroforesterie

Le projet PADAP encourage tout particulièrement les pratiques d’agroforesterie comme la culture en bande et la sylviculture qui consiste à planter des cultures de rente dans le sous-bois. L’avantage de cette pratique réside dans sa capacité à favoriser la préservation de l’écosystème et la génération d’un rendement élevé.

L’introduction des pratiques visant à prévenir et limiter l’érosion tout en améliorant la fertilité du sol, y compris les rangées de haies, figure également sur la liste des activités à réaliser dans le cadre du projet PADAP. Ce n’est pas tout, les parties prenantes travailleront en outre de manière à aménager des tampons riverains et/ou haies vivantes. Cela aide à protéger les rives des banques ainsi que les canaux du bétail et du tassement. 

Planter un arbre puis recevoir de l’argent

Afin de protéger les berges, le projet PADAP promeut la plantation d’espèces d’arbres endémiques auprès des communautés locales occupant les zones particulièrement sensibles dans chacun des cinq paysages sélectionnés. Cette activité devrait couvrir environ 1 500 ha de terrain dans 37 communes des régions SAVA, Analanjirofo, Sofia et Boeny. Les participants recevront des équipements et des plants d’arbres.

De plus, les porteurs du projet PADAP ont trouvé un moyen d’encourager les petits exploitants à reboiser leurs terres, en particulier celles qui se trouvent dans les bassins hydrographiques entourant les zones irriguées. Il s’agit notamment de gratifier les paysans pour chaque arbre replanté sur un terrain déboisé. Faisant partie intégrante d’un programme argent contre arbres, l’approche sert à la fois l’objectif de lutte contre l’érosion et de protection sociale dans les communautés les plus pauvres.

Sur présentation d’un certificat foncier, 50% de l’incitation sera payée la première année en fonction du nombre d’arbres vivants plantés sur la parcelle. Les 50% restants seront payés l’année suivante en fonction du nombre d’arbres vivants recensés sur la parcelle. Le montant de l’incitation variera d’un endroit à un autre. Il sera raisonnablement fixé en fonction du salaire agricole quotidien dans chaque région.

Le programme argent-contre-arbres sera coordonné par un prestataire de services choisi parmi un groupe d’organismes ou d’ONG spécialisées dans le domaine.