Eau et irrigation

L’existence de systèmes d’irrigation garantit la production de riz et d’autres produits de base. L’entretien de ces derniers nécessite toutefois un investissement financier important. Faute de moyens, les agriculteurs dont les revenus n’ont cessé de diminuer au fil des années, ont laissé les infrastructures d’eau et d’irrigation se détériorer. Le projet PADAP intervient de ce fait pour réhabiliter et entretenir les ressources en eau et irrigation disponibles dans les paysages ciblés.

Se mettre au défi de réhabiliter et entretenir les ressources en eau et irrigation

Les efforts déployés dans le cadre du projet PADAP visent non seulement à résoudre les problèmes relatifs à la baisse de la capacité d’irrigation mais aussi à préserver la capacité de production alimentaire du pays. Toutes les réhabilitations d’infrastructure suivront une approche «reconstruire en mieux» et des normes pour la résilience au climat. Les normes utilisées seront celles élaborées ou en cours de développement par la Cellule de Prévention et de Gestion des Urgences (CPGU).

Dans les détails, le projet PADAP se focalise surtout sur le recalibrage, le remodelage et le compactage des canaux, des fossés de drainage et des prises d’alimentation des zones irriguées. Il vise en outre à réhabiliter les petites retenues d’eau comme les murs, les barrières, les canaux de dérivation tout en améliorant le nivellement du sol et le pilotage des systèmes d’irrigation goutte à goutte.

D’autres activités dont l’installation ou la réhabilitation d’équipements de surveillance hydrologique et de stations de pompage utilisant la technologie solaire seront également mise en œuvre.  

Collaboration avec l’ANDEA et l’AUE

Le projet PADAP est d’autant plus profitable pour l’Autorité Nationale de l’Eau et de l’Assainissement (ANDEA) que pour les associations des usagers de l’eau (AUE). Ces dernières jouiront  particulièrement d’une assistance technique et d’un renforcement des capacités.

Dans les détails, les acteurs du projet PADAP travailleront main dans la main avec ANDEA pour finaliser l’inventaire des ressources en eau. Un Office des bassins fluviaux, sous la tutelle du Ministère de l’Eau, Assainissement et Hygiène (MEAH), sera mis en place en tant que chef de file dans la région de SAVA. Dans la mesure du possible, l’Office dont la mission principale consiste à gérer les ressources en eau et d’en assurer la disponibilité, sera composé du personnel réaffecté provenant du ministère de tutelle et d’assistants techniques qui seront embauchés selon les besoins. Un modèle hydrologique sera également mis au point afin que l’Office des bassins fluviaux puisse planifier l’utilisation intégrée des terres et des eaux.

Le projet PADAP veillera en même temps à ce que les AUE exploitent et entretiennent efficacement les systèmes d’irrigation et en assurent la durabilité. Pour ce faire, les associations se verront attribuer des petits équipements et machines agricoles. Le projet PADAP prévoit également de financer les études de conception technique, les travaux de génie civil, la supervision des travaux de construction ainsi que la fourniture et l’installation d’équipements. Les AUE les plus performantes, en matière de recouvrement des coûts d’exploitation et maintenance, bénéficieront des financements en premier.