Notre définition du Paysage et Paysages d’Intervention

Dans le cadre du projet, un paysage est physiquement défini comme l’ensemble des bassins hydrographiques impactant un périmètre irrigué donné. Les limites physiques du paysage sont : en aval, la limite du périmètre, et en amont, les lignes de crête des bassins versants impactant ce périmètre.
D’un point de vue administratif, un paysage se situe au sein d’une région, et il contient plusieurs
communes.

Cette définition du paysage vient du fait que la plupart des externalités affectant l’agriculture sont liées à l’hydrographie locale, les systèmes d’irrigation étant fortement menacés par la sédimentation des rivières drainantes. Les populations concernées sont les habitants en amont mais aussi les populations travaillant sur le périmètre irrigué qui utilisent souvent les coteaux pour pratiquer l’agriculture pluviale, les forêts pour le charbon de bois et le bois d’œuvre, défrichent pour obtenir de nouvelles terres et participent ainsi au processus d’érosion.

Un paysage est composé de plusieurs zones qu’on peut caractériser selon l’utilisation des terres, comme le montre la figure ci-dessous, de l’aval à l’amont :

  • La zone n°1 correspond aux bas-fonds irrigués avec ses rivières et ses principaux canaux et où la
    riziculture, l’horticulture et l’élevage sont les activités les plus répandues.
  • La zone n°2 représente les pentes où des terrasses pourraient être mises en place, avec des activités
    comme le pâturage du bétail, l’agriculture et la plantation de divers arbres fruitiers. Cette zone est souvent sujette aux griffes d’érosion dits lavaka.
  • La zone n°3 est le versant le plus élevé où le reboisement et l’agroforesterie sont possibles.
  • La zone n° 4 représente l’aire protégée la plus en amont.

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